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RANDO DE CE JOUR 03/06/2017 DE LA GARONNE AU CIRON

3 juin 2017 - 18:04

 Dommage que la pluie fut au rendez vous 

DE LA GARONNE AU CIRON
Dist. à plat:13.6Km Durée estimée :4 Hrs voir plus
 superbe parcours départ en bord de garonne malheureusement un peu de bitume ensuite on longe un bras du Ciron et le retour se fait en longeant le ciron
beaucoup de sous bois

pour d'autre photo voir l'album

BARSAC

La principale voie de communication routière est la route départementale D 1113, ancienne RN 113 (Bordeaux-Marseille), qui mène, vers le nord-est, à Cérons et Podensac et au-delà à Bordeaux et, vers le sud-ouest, à Preignac et au-delà à Langon. Deux routes départementales commencent à partir de cette D 1113 et mènent toutes deux vers le sud-ouest, la D 118 vers Illats et Landiras et la D 114 vers Pujols-sur-Ciron.
L'accès à l'autoroute A62 (Bordeaux-Toulouse) le plus proche est le no 2 de Podensac, distant de 6 km vers l'ouest-sud-ouest.
L'accès no 1 de Bazas à l'autoroute A65 (Langon-Pau) se situe à 22 km vers le sud.

La commune dispose d'une gare SNCF sur la ligne Bordeaux-Sète du TER Aquitaine

Trois objets de bronze, un poignard à quatre rivets et un autre à deux rivets ainsi qu'une pointe de lance, ont été recueillis entre 1952 et 1982, dans une carrière d’extraction d’argile à briques située en bordure de la rive droite du Ciron, dans une prairie au lieu-dit Tournet. Ils ne proviennent pas du même dépôt car leur patine est différente. Les deux poignards étaient probablement utilisés comme couteaux de poche. Ces trois objets témoignent des influences de la civilisation des Tumulus du Bronze moyen du sud-ouest de l’Allemagne3.

Plusieurs découvertes archéologiques sont attribuables à l'antiquité gallo-romaine ou mérovingienne : la commune était en effet traversée par la voie romaine reliant Bordeaux (Burdigala) et Agen (Aginnum} 4.

Chef-lieu de la prévôté royale de Barsac, dont la juridiction s'étendait au Moyen Âge sur une grande partie de la « terre Gasque ».

Pour plus d'information sur l'état de la commune au xviiie siècle, voir l'ouvrage de Jacques Baurein5.

À la Révolution, la paroisse de Saint-Vincent de Barsac forme la commune de Barsac6.

PREIGNAC

Situé dans le vignoble de Sauternes sur le Ciron en rive gauche de la Garonne, la commune se trouve à 40 km au sud-est de Bordeaux, chef-lieu du département, à 5,5 km au nord-ouest de Langon, chef-lieu d'arrondissement et à 9,5 km au sud-est de Podensac, chef-lieu de canton3.

Il existe quatre îles sur la Garonne à hauteur de Preignac, une seule était habitée au xviiie siècle, l'isle de Jarry.

Plusieurs découvertes archéologiques attribuables à l'antiquité sont recensées par H. Sion4 :

  • vers 1830, une nécropole mérovingienne sur la rive droite du Ciron, à Lamothe ;
  • en avril 1859, Léo Drouyn a signalé des moellons en petit appareil dans les murs de la chapelle ;
  • en 1887, un trésor monétaire dans un vase en terre cuite, au Domaine de Lamontagne ;
  • en 1962, au lieu-dit Guilhem deu Rey, sur le site d'une chapelle rasée, plusieurs fosses-dépotoirs.

L'état de la paroisse au xviiie siècle, a fait l'objet d'une enquête dont les résultats sont exposés dans l'ouvrage de Jacques Baurein5.

La Paroisse est placée dans la juridiction de la Prévôté Royale de Barsac. Les principaux villages sont : le Bourg, Martin, Jean Doux, Garingue, Faux Bourguet, Lafont Honqueyre, Guilhem Durey, Jean Durieu, Medudons, Rancon, Boutse, Le Pape, Trinquine, Le Haire, Briatte, La Mothe, La Coste, Miselle. Le port de Preignac est très fréquenté. On y apporte quantité de denrées, soit des landes, soit des paroisses voisines. On y conduit, par la rivière, quantité de bleds du haut pays ce qui alimente un marché hebdomadaire le lundi. Les murs d'une chapelle détruite, dite de Saint Amand, sont encore visibles près du Ciron. Le ruisseau Larieu, qui vient de la paroisse de Fargues, n'est formé que par les eaux pluviales. Les vins blancs sont très renommés et les vignes occupent quasiment tout le territoire, en dehors de quelques zones en pins. La route de Bordeaux à Toulouse emprunte un pont construit sur le Ciron. Il existe un second pont appelé de Jarnac. Un grand chemin conduit à Villandraut. L'abbé Baurein signale deux maisons nobles, l'une appelée de Malle, appartenant à M. le Marquis de Saluces, et l'autre, le château de Soudiraut, renommé par la bonté de ses vins. Les eaux d'une fontaine appartenant à ce même château, sont réputées minérales.

À la Révolution, la paroisse Saint-Vincent de Preignac forme la commune de Preignac6.

Dans son ouvrage sur les Affluents de la rive gauche de la Garonne, Rebsomen donne quelques informations sur les monuments visibles au début du xxe siècle :

  • le château de Suduiraut dont l'entrée principale est formée d'une avenue de pins francs. Une ligne demi-circulaire de tilleuls enserre une pièce d'eau, constellée de nénuphars, reflète les formes élancées d'un rideau de peupliers. Une large grille sert d'entrée à un petit jardin à la française.

La façade arrière est ornée de balcons en fer forgé Louis XV et d'un fronton triangulaire portant les armes des anciens seigneurs. Le parc comporte des centaines de caisses d'orangers, un labyrinthe, une pièce d'eau, un vivier, des cèdres, une allée de palmiers, un petit bois de chênes et des châtaigniers plantés en quinconce ;

  • le château de Malle possède des grilles en fer forgé portant des armoiries. Le château est de style Louis XIII avec un pavillon central flanqué de tours rondes à toit en coupole.

À l'intérieur, les salles sont ornementées de cheminées en pierre sculptées. Les jardins, dessinés à la française, sont étagés avec terrasses, perrons et statues qui rappellent le genre italien ;

  • au nord-ouest du village, en vue de la Garonne, le château des Rochers, avec son corps de logis à un étage.
  • tout près du pont dit des Chartreux ou des moines, se trouve une haute tour carrée à trois étages et à toit pointu, accolée d'une tourelle, et fortifiée d'une bretèche, qui parait être du xvie siècle et dépend du château moderne de Rolland.
  • La région connait une occupation préhistorique, puis gauloise et gallo-romaine.

    Le Ciron est une ancienne voie de navigation (sur une partie de son cours) mais aussi de flottage de bois ; On y a ainsi transporté du bois de forge et de chauffage, dont pour la ville de Bordeaux, puis des échalats de pin pour la vigne, et même comme en 1865 de « poteaux de mines » en trains de radeaux flottants récupérés à Barsac ou plus loin et chargés sur des bateaux vers Bordeaux puis l'Angleterre4.
    Le flottage était rendu praticable depuis le moulin de la Trave jusqu'à celui de Pernaud, sur une longueur de 24.000 mètres. Un arrêt du conseil de 1780 ordonna les travaux nécessaires pour l'étendre du moulin de Beaulac jusqu'à la Garonne, afin que les radeaux pussent arriver jusqu'à la rivière, et qu'on ne fut plus obligé de les défaire près du moulin de Pernaud.
    Les radeaux étaient divisés en six on huit travées, attachées les unes aux autres de manière à former une espèce de charnière au point de réunion ; ainsi, chaque travée pouvait se plier en contre-haut ou en contre-bas, et suivre les différentes inflexions de la surface des eaux.
    Au passage des pertuis, ces travées, composées tantôt de planches, tantôt de merrains, de bois à brûler ou d'échalas, équivalent chacune à un peu plus d'une charretée.
    Les radeliers étaient des hommes venant de Noaillan, Villandraut, Bommes, Sauternes et Barsac qui, une fois leur travail accompli, rentraient à pied5. En 1923, ce sont 900 000 tonnes de bois qui ont ainsi été transportées ; ce mode de transport de marchandise n'a cessé qu'en 19304.

    LE CIRON
    Au Moyen Âge Le château de La Trave (Château fort terminé vers 1310) verrouille la vallée et une passerelle de bois traversait le Ciron à La Salle; il fut construit par le neveu du pape Clément (qui a fait construire d'autres châteaux de la région, à Budos et Villandraut dans un style dit « style clémentin »4). Le cours d'eau est peu à peu maitrisé et les gués remplacés par quelques ponts. Dans la région du Sauternais, seul le « Pont d’Aulan » permet (à Bommes) de traverser le Ciron à pied sec ; il a été construit en châtaigner par le seigneur de Budos vers le XIII°s puis reconstruit en pin en 1793 puis remplacé par une passerelle xxxxxx. D'autres ponts existaient à Cazeneuve (pont détruit par la crue de 1735), Villandraut (pont détruit lors des guerres de Religion et non reconstruit durant 170 ans), et Barsac et un Pont des Chartreux était cité en 15684.

    Plusieurs châteaux bordent le Ciron, dont le Château de Cazeneuve, dit « Château de la Reine Margot » car elle y a été assignée à résidence par Henri IV son mari (avant que ce dernier ne le vende à Raymond de Vicose)4.

    L'économie de la vallée a longtemps été essentiellement rurale.

    Une forêt de pins est artificiellement plantée dans les landes à l'époque napoléonienne, ce qui explique l'apparition du gemmage dans une partie du bassin versant du Ciron, encouragé par une forte hausse du prix de la résine après la Première Guerre mondiale (hausse de courte durée, suivie d'une baisse régulière notamment à partir de la crise de 19296. Selon Icre (1954), dans la vallée du Ciron, les sols plus acides des landes ont longtemps favorisé le « système de culture landais seigle-millet » puis « les influences garonnaises ont fini par se faire sentir jusqu'au Ciron : le blé, les plantes fourragères ont pénétré partout, le tabac a progressé. Mais la forêt occupe la plus grande part du sol, elle tient à la fois une place importante dans le paysage et dans le genre de vie des habitants » (le polyculteur-éleveur-résinier est selon lui encore prépondérant au début du xxe siècle et jusque dans les années 1930) et « le gemmage n'a gardéquelque importance que sur le versant du Ciron, où la proportion des résiniers par rapport au nombre total des exploitations varie entre 30 et 80 % selon les communes »6

    La conjonction d'une disponibilité en bois et de la force hydraulique du cours d'eau attire aussi des industries (moulin, papeterie, verrerie, forge, centrale hydroélectrique de la Trave). Depuis le xiie siècle des dizaines de moulins ont été construits sur le Ciron4 et alimentés par son eau. Le moulin à farine de Caussarieu a ainsi fonctionné du XVème à 1960. Et des déchets de four à verre peuvent encore être trouvés dans le lit du Ciron4.

    En tout, douze ponts auraient été construits sur le Ciron.

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